La production d’huile de tournesol est un processus technique complexe où chaque étape influence directement la qualité finale du produit. Les fabricants modernes privilégient de plus en plus la pression physique, une méthode respectueuse des nutriments, pour maximiser le rendement tout en conservant les composés bénéfiques comme la vitamine E (tocophérol) et les acides gras insaturés.
Des études menées par l’Institut français de l’huile (IFI) montrent que maintenir la température sous les 45 °C pendant la presse physique permet de conserver jusqu’à 92 % de la vitamine E, contre seulement 65 % avec les méthodes traditionnelles à haute température. La pression optimale varie selon la variété de graines mais se situe généralement entre 120–150 bar pour un rendement maximal sans altérer la structure moléculaire.
| Méthode | Rendement (%) | Conservation vitamine E (%) | Qualité organoleptique |
|---|---|---|---|
| Presse physique | 38–42% | 90–95% | Très bon goût, odeur naturelle |
| Froid (cold pressing) | 25–30% | 95–98% | Délicat mais peu rentable |
| Extraction solvant | 45–50% | 40–50% | Goût chimique, moins sain |
Le prétraitement des graines — séchage à 10–12 % d’humidité et broyage fin — augmente le rendement de 5 à 8 % selon les données de l’entreprise française OleoTech. Cela réduit aussi les risques de blocage mécanique dans la presse, particulièrement pertinent pour les petites usines qui n’ont pas les ressources pour des entretiens fréquents.
Beaucoup d’opérateurs rencontrent des pertes de rendement causées par une mauvaise gestion thermique ou une surcharge du système. L’ingénieur Jean-Luc Moreau, spécialiste en transformation alimentaire, recommande :
Un cas réel : une petite usine en Bourgogne a augmenté son rendement de 7 % après avoir adopté ces pratiques simples, tout en obtenant un certificat HACCP grâce à une meilleure traçabilité du processus.